Un souhait

Faisons très bref, une fois n’étant pas coutume.
Mon souhait pour certain(e)s de mes collègues est très clairement qu’aucun client (agence de traduction ou client direct) ne décide jamais de lire les messages postés dans les forums des sites professionnels dédiés ou encore de parcourir les informations contenues dans les profils.
Des fautes d’orthographe, de grammaire aux oublis dans des exemples de traduction en passant par des questions élémentaires (« Comment faire fonctionner ce progiciel que je viens d’acheter ? ») jusqu’aux propos désobligeants envers les responsables du site ou d’autres collègues, il y a là un véritable florilège qui pose une fois de plus la question de la compétence réelle de certain(e)s.
Le clou du jour étant sans doute cette réponse à une question relative à une mission d’interprétation (je préfère « interprétariat », mais soyons modernes – que diable !) : « Je crois savoir qu’à l’heure actuelle, c’est payé XX euros par page« . A rapprocher de cette déclaration étonnante, qui mérite elle aussi de passer à la postérité : « J’ai ouvert le segment à traduire avec l’outil de TAO et il ne se passe rien ».
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À propos kraulandblog
Traducteur français/allemand/anglais, établi à Forbach (Moselle, France), souhaitant partager mon expérience professionnelle et mes "coups de gueule"

2 Responses to Un souhait

  1. Ce qui me sidère le plus, c’est l’étalage délibéré de l’incompétence dans les « portfolios » de certains profils : attentats à la langue française, indigence du style, contamination entre langues de travail, on trouve de tout, au vu et au su de chacun. Un vrai cabinet de curiosités.
    Côté technique, outre les exemples que tu mentionnes, aussi drôles qu’affligeants, je m’étonne toujours de la réticence qu’éprouvent beaucoup de gens dans ce métier à investir dans leur outil de travail. Quatre cents euros pour un logiciel de correction orthographique digne de ce nom ? C’est trop. Cent euros pour un logiciel concurrent qui se double d’un puissant outil d’aide à la rédaction ? C’est encore trop. On privilégie le gratuit, sans tenir compte des coûts susceptibles de survenir en aval par le fait d’une erreur de traduction.
    En guise de conclusion et pour revenir au souhait que tu formes en préambule, les clients connaissent trop bien cette médiocrité qui caractérise une partie du marché : son expression la plus tangible ne se retrouve-t-elle pas dans le niveau des tarifs ?

    • kraulandblog says:

      Effectivement, ce sont des pistes que je n’ai pas songé à explorer. Pour ma part, j’ai amorti *tous* mes outils de TAO dans les 2 mois de leur acquisition – ce à quoi d’aucun(e)s pourront m’objecter qu’on n’a pas besoin d’amortir ce que l’on n’achète pas, c’est dire !
      Quant à la baisse des tarifs, je ne sais pas trop. J’ai pour ma part l’impression que les grandes agences de traduction ont suivi les industriels vers les PED, ce qui ne signifie pas non plus que le marché occidental était exempt de médiocrité avant ces grands mouvements migratoires.

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