Le grand « n’importe quoi » (2)

Vers quels abîmes (de perplexité ? d’incompétence ? de mauvaise foi ?) allons-nous encore glisser / plonger / sombrer ?

Pour l’anecdote, voici la retranscription d’une offre publiée sur le 2ème portail mondial (en termes de membres) de traducteurs :

« J’ai besoin qu’on me convertisse au format .TMX une mémoire de traduction générée par l’outil X pour pouvoir l’utiliser avec l’outil Y. Pouvez-vous le faire ? ». Les collègues compétent(e)s apprécieront… diversement, j’en suis persuadé !

À la croisée des chemins…

Pour les collègues qui me liraient : ceci n’est pas une râlerie, ni une demande d’assistance technique, mais simplement une réflexion fondée sur plusieurs questions que je me pose depuis quelque temps déjà.

En bref : comment travailler raisonnablement ?

Pour ma part, les outils de TAO m’apportent de moins en moins et commencent à me fatiguer :). Outre les formats exotiques et trop souvent propriétaires ainsi que les inévitables compromis (restons gentil !) qui en résultent, j’ai l’impression que les outils en question sont un frein à l’écriture et à la reformulation créatives.

Qu’advient-il si, par souci de clarté ou par besoin de mettre l’accent sur un point plutôt que sur un autre, je décide p. ex. de reconstruire les paragraphes, d’ajouter, de remplacer ou de supprimer des mots ? Ou encore de terminer une phrase, ou au contraire de la rallonger ?

Il ne se passe rien.

Bien sagement enfermé dans sa logique de segmentation (adaptable dans une certaine mesure, je suis d’accord), mon outil de TAO rechigne à la tâche.

Et je ne parle même pas de certains formats au contenu non modifiable -sauf à passer par le format TXT (vous vous y risqueriez ?), qui génèrent par la force des choses des « correspondances multiples », dont aucune ne convient au final.

En un mot comme en cent, comment travailler raisonnablement (oublions pour un instant la notion de « débit » ou l’obligation de fournir 2 000 mots par jour) sans se soumettre à la machine ?