Où l’on reparle des marges arrière…

dans le secteur d’activité de la traduction, non pas dans un pays lointain et soumis à la loi de la jungle, mais bel et bien en France !

http://tinyurl.com/39d8ypl

Conclusion (en forme de court-circuit, comme les Morceaux en forme de poire d’Erik Satie) à l’attention des clients de telles agences : quand on vous parlera de la qualité des traductions fournies par l’agence, de traducteurs sélectionnés, spécialisés dans votre domaine d’activité et choisis pour suivre vos dossiers, il faudra désormais vous poser une question supplémentaire.

À savoir si le traducteur a bien été choisi par l’agence parmi X traducteurs de qualification équivalente ou s’il a payé l’agence pour s’assurer un placement privilégié dans la base de données de celle-ci.

Auquel cas la « démarche qualité » de l’agence en question risque fort de n’apparaître que comme un argument supplémentaire de marketing. On me dira que ce n’est pas pour rien que certains commerciaux et leurs pratiques ont mauvaise réputation, n’est-ce pas ?

Restons socialement et politiquement corrects…

en soutenant les crimes et délits !

A Charleroi, mieux vaut ne pas rouler en Jaguar (source : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-03-23/jugement-rouler-en-jaguar-a-charleroi-ne-plait-pas-a-la-justice-belge/920/0/436754)

Les mauvaises langues ironiseront en disant que c’est une histoire belge. Elle n’a pas fait rire Laurent, son personnage principal, condamné à rendre une subvention versée par la région wallone après avoir déménagé et « affiché ostensiblement sa prospérité » dans une région « économiquement pauvre et sinistrée ».

Laurent touche une prime de réhabilitation de 6.172 euros, après avoir acquis, en 1998, un petit hôtel particulier un peu délabré à Ransart, dans l’agglomération de Charleroi. La bâtisse retrouve alors son lustre d’antan… et attire les convoitises. En 2001, Laurent est victime d’un car-jacking. Sa BMW est retrouvée quelque temps plus tard mais volée une deuxième fois, lors d’un home-jacking, un braquage dans sa maison. Rebelote en 2006 : cette fois, sous la menace d’armes à feu, les braqueurs forcent en pleine nuit Laurent, sa femme et ses enfants à monter dans la jaguar familiale. La petite famille sera abandonnée dans une zone industrielle. Les truands prennent la fuite dans la berline anglaise. Ras-le-bol : Laurent déménage. Adieu la maison toute pimpante !

Des attendus surréalistes

Adieu les ennuis ? C’était compter sans la machine judiciaire. La région wallone exige en effet le remboursement de la subvention au prétexte que Laurent n’a pas respecté l’obligation de résidence liée à son versement. Et le tribunal de Charleroi vient de lui donner raison, dans un jugement qui fait la une de nombreux médias belges pour ses attendus pour le moins surréalistes. La juge Genevière Denisty estime en effet « qu’il n’est peut-être pas raisonnable d’attirer l’attention sur soi en circulant en Jaguar et en vivant dans une ‘belle maison’, en affichant ostensiblement sa prospérité, ou une certaine prospérité, dans une région économiquement pauvre et sinistrée, comme l’est celle de Charleroi ». Elle précise aussi que « ces faits de violence ne peuvent êtres considérés comme imprévisibles et/ou exceptionnels » et qu’en conséquence « le cas de force majeure ne peut pas être invoqué » pour justifier le déménagement.

Commentaire de Frédéric Clément de Clety, l’avocat de Laurent qui va faire appel : « Comme si à Charleroi, il fallait rouler en Trabant, se promener en training ou habiter une maison délabrée pour être en sécurité ou bien être irréprochable ». Étonnant, non ?